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Jeu Rami en Ligne

Valeur des cartes, ouverture et pénalités au rami tunisien

Feuille de score remplie au crayon pendant une partie

Les points au rami tunisien servent deux fois dans une manche : pour atteindre le seuil d'ouverture, souvent 51, puis pour chiffrer les pénalités des cartes restées en main quand un adversaire termine. Ce jeu de cartes populaire en Tunisie donne en général 14 cartes à chaque joueur.

Combien de cartes reçoit chaque joueur au rami tunisien ?

Le rami tunisien se joue avec deux paquets de 52 cartes mélangés, auxquels s'ajoutent les jokers : 106 cartes avec deux jokers, 108 avec quatre. Dans la plupart des règles tunisiennes, le donneur distribue 14 cartes à chaque joueur, et celui qui commence en reçoit une quinzième : son premier tour consiste donc à se défausser sans piocher. Certains cercles de joueurs, surtout à quatre, n'en donnent que 13, comme le montre la présentation du rami joué en Tunisie et de son matériel.

Le reste du paquet forme la pioche, face cachée, et la défausse s'ouvre à côté, face visible. Le nombre de cartes gardées pèse directement sur le décompte : un joueur qui conserve 14 cartes sans rien déposer jusqu'au dernier tour peut encaisser une lourde pénalité. Le jeu se pratique de deux à quatre participants ; à quatre, les deux paquets sont indispensables pour que la pioche dure jusqu'au bout.

Valeur des cartes pour atteindre l'ouverture

Pour l'ouverture, les cartes du 2 au 10 se comptent à leur valeur faciale et chaque figure (valet, dame, roi) compte pour 10. L'as dépend de sa place : avant le 2 dans une séquence (as, 2, 3), il compte 1 ; en tête de suite ou dans un brelan d'as, il pèse 10 ou 11 selon la règle retenue. Une suite ne fait jamais le tour : la combinaison K, as, 2 n'est pas valable.

Le joker prend la valeur de la carte qu'il représente. Entre un 7 et un 9 de cœur, il compte 8 ; dans un brelan de valets complété par un joker, il en compte 10. Prenons un exemple : trois figures de même rang rapportent 30, une séquence 6, 7, 8 de carreau en rapporte 21, soit 51 au total, de quoi ouvrir dans la variante la plus répandue.

CarteValeur pour l'ouverturePénalité si elle reste au joueur
2 à 9Valeur facialeValeur faciale dans la plupart des barèmes
10, valet, dame, roi1010
As1 en bas de séquence, 10 ou 11 ailleurs10 ou 11 selon la table
JokerValeur de la carte représentée20, 25 ou 50 selon les habitudes

Le seuil d'ouverture : 51, 71 ou aucun

Le seuil d'ouverture du rami tunisien se fixe avant la donne, et les usages divergent. Les règles tunisiennes publiées retiennent le plus souvent 51, à déposer en un seul tour ; d'autres amateurs, plus proches du rami marocain, exigent 71 ; quelques règles de maison suppriment tout minimum et laissent poser dès la première combinaison valable.

Quel que soit le seuil, il faut former des combinaisons selon les mêmes conditions. Une suite aligne au moins trois cartes consécutives de la même couleur ; un brelan réunit trois cartes de même rang et de couleurs différentes, un carré en réunit quatre. Un carré de 9, par exemple, apporte 36 à lui seul, et un carré de figures 40. La plupart des joueurs admettent un seul joker par combinaison et demandent au moins deux cartes naturelles à ses côtés. Beaucoup de règles tunisiennes ajoutent une contrainte pour terminer : avoir posé une tierce franche, c'est-à-dire trois cartes qui se suivent sans joker.

Le rami est un jeu aux mille variantes, cousin du rummy anglo-saxon et du gin. Le même seuil de 51 existe dans le rami français, avec d'autres conventions de pioche et de décompte ; pour mesurer la différence entre les deux jeux, la comparaison se lit avec les règles générales du rami et de ses combinaisons.

Comment se compte la fin d'une manche ?

Une manche de rami tunisien s'arrête quand un joueur a posé toutes ses cartes et termine par une dernière défausse. Ce joueur marque zéro. Chaque adversaire additionne alors la valeur des cartes qu'il possède encore ; celles déjà déposées devant lui ne comptent pas, ce qui pousse à poser ses combinaisons tôt, brelan ou carré compris, plutôt qu'à les garder pour un coup d'éclat.

Un adversaire qui n'a jamais ouvert ne détaille pas ses cartes une à une dans de nombreuses parties : il paie un forfait, souvent 100, quel que soit le contenu de sa main. Celui qui a ouvert garde par exemple un valet, un 7 et un joker : avec un joker compté 25, sa pénalité atteint 42. Le joker reste la carte la plus chère à conserver, d'où l'habitude de le poser dès qu'il trouve sa place dans une combinaison.

Le rami sec, qui consiste à tout poser d'un seul coup sans ouverture préalable, se traite différemment selon les familles de joueurs : certaines l'interdisent, d'autres, dans des variantes maghrébines, font payer le double aux adversaires.

Plafond et vainqueur : comment se termine la partie

Les pénalités du rami tunisien s'additionnent d'une donne à l'autre sur une feuille de score tenue par l'un des joueurs. La fin de la partie arrive quand un joueur atteint ou dépasse le plafond convenu au départ : 500 dans la règle la plus courante en Tunisie, 200 pour une partie courte, 1 000 dans certains cercles marocains. Selon la convention choisie, ce joueur perd ou sort du jeu pendant que les autres continuent.

Le gagnant est celui qui affiche le total le plus faible au moment où le plafond tombe. En cas d'égalité au plus bas, les joueurs disputent une donne supplémentaire pour se départager. Ce système fait du rami tunisien un jeu de régularité : finir un coup rapporte moins que d'éviter, donne après donne, les grosses mains et le forfait de celui qui n'a pas ouvert.

Défausse, pioche vide et joker : les règles qui modifient le décompte

Plusieurs règles de déroulement changent le poids des pénalités au rami tunisien sans toucher au barème lui-même :

  • La carte prise à la défausse doit, dans certains groupes, être utilisée immédiatement dans une combinaison posée ; un joueur ne peut donc pas la ramasser pour la garder.
  • Quand la pioche est vide, on retourne la défausse, sauf sa carte du dessus, pour reconstituer un talon et continuer à piocher.
  • Un joueur qui a ouvert peut, selon les cercles, remplacer un joker posé par la carte qu'il représente, puis reprendre ce joker pour l'utiliser ailleurs.
  • Finir sur un joker en guise de dernière défausse est refusé à certaines tables.

Questions sur le joker, l'as et le joueur qui n'a pas ouvert

Combien coûte le joker au rami tunisien ?

Posé dans une combinaison, le joker utilisé prend la valeur de la carte qu'il représente. Gardé à la fin du coup, il coûte 20, 25 ou 50 selon le barème choisi avant la partie.

L'as compte-t-il 1 ou 11 ?

L'as compte 1 en bas d'une séquence (as, 2, 3). En haut de suite, dans un brelan ou en pénalité, il pèse 10 ou 11 selon la version jouée.

Que paie un joueur qui n'a pas ouvert ?

Dans de nombreux groupes tunisiens, un forfait de 100 remplace le décompte de ses cartes, même si celles-ci valent moins.

Peut-on s'entraîner au décompte en ligne gratuitement ?

Une partie de rami gratuite, sans mise, permet de jouer au rami en ligne et de répéter le décompte des combinaisons. Chaque jeu gratuit applique toutefois son propre barème, qu'il vaut la peine de lire avant de commencer.

Fixer le barème avant la donne

Les points au rami tunisien changent d'une famille ou d'un café à l'autre : le plus sûr reste de trancher, avant de distribuer, les sept réglages qui modifient le décompte :

  • le nombre de cartes par joueur, 13 ou 14 ;
  • le seuil d'ouverture, 51, 71 ou aucun ;
  • la valeur de l'as en tête de suite, 10 ou 11 ;
  • la pénalité du joker gardé ;
  • le forfait du joueur qui n'a pas ouvert ;
  • le plafond de fin de partie et son effet, défaite ou élimination ;
  • le sort d'une main posée d'un seul coup, interdite ou récompensée.

Une fois ces réglages notés en haut de la feuille de score, les donnes s'enchaînent sans discussion au moment du décompte, et chacun sait ce que lui coûte un jeu trop chargé.

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